La Vérité
Au loin flotte l'épave
et je ne la sens pas
Ce n'est qu'une belle entrave
à mes furies, à mes pas ...
Mais qu'est-elle ? qu'est-ce ?
Quelle brise la pousse, enfin ?
N'est-elle pas cette allegresse
que j'attends des confins ?
Elle file et sous elle
l'eau ruisselle et vit
Et je pourrais faire d'elle
l'image de mes envies
Paradis lointain suprême
Invisible à nos yeux
Tu n'apparais à nos dilemmes
que purgé et amoureux
Ô muse de mon passé
reviens et que ton vin
soit la naissance trépâssée
de mes entrailles, de mon sein
Au loin coule l'épave
et demain je la verrai
Elle est de ces voyages
que me loue la Vérité
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