automne

Sans titre ...

Général — Posté par Daf @ 15:17

Laissez couler le sang .
Lavez vos mains, plongez vos visages dans les marres de sang.
Faites boullir vos lames, ecorchez vos pieds. Sang ! Sang !
Le sang n'a pas d'odeur; l'odeur d'un enfant.
pourquoi les civières sont elles blanches ?
pourquoi les colombes sont elles blanches ?
Pourquoi le lait coulant du sein des meres egorgées est-il blanc ?

Abraham, regarde tes fils, ils sont devenus fous... fous de sang.
Prophetes regardez vos enfants, regardez ces hordes triomphant...
TRiomphant : le triomphe serait il aussi blanc ?

Laissez couler le sang.
de vos yeux, de vos membres disjoints, de vos sourires politisants.
Laissez le couler : il est purifiant.
Les gorges ouvertes, les corps eventrés : monstrueuse marée humaine.
Mais l'humain a d'abord été un enfant.

Abraham, regarde tes fils, ils sont devenus fous... fous de sang.
Prophetes regardez vos enfants, regardez ces hordes triomphant...
TRiomphant : le triomphe serait il aussi blanc ?

Laissez couler le sang.
et priez Dieu : priez dieu et prosternez vous, maudissez les mécréants.
Ces mécréants qui vous regardent en se baignant. ses mécréants croyants.
Regardez donc sous vos ongles, ne frottez pas vos mains : l'oubli est si tentant.

Abraham, regarde tes fils, ils sont devenus fous... fous de sang.
Prophetes regardez vos enfants, regardez ces hordes triomphant...
TRiomphant : le triomphe serait il aussi blanc ?

Laissez couler le sang.
Ce n'est pas le votre, c'est le sang de vos enfants. Le sang rouge des âmes débutant...
Débutant dans un monde blanc ; dans un monde pur , dans un monde de fils aimants.

Abraham, regarde tes fils, ils sont devenus fous... fous de sang.
Prophetes regardez vos enfants, regardez ces hordes triomphant...
Triomphant : le triomphe serait il aussi blanc ?
Triomphant : puisque même le sang d'un enfant est devenu transparent.



Au travers d'une femme...

Général — Posté par Daf @ 23:24


Les yeux d'une femme,
Bleus.bleus comme la nuit
d'un bleu lacté : le lait de mes desirs
Je m'enflamme

Les frissons d'une femme
Douloureux, blancs de sueur
Blancs d'horreur et de fantasme
Pleure, belle âme

Le toucher d'une femme
Ses envies souverraines. Rouge
comme les songes pourpres d'une Reine.
Sa chute est son arme

Les faiblesses d'une femme
quand sourit la nuit de ses larges dents pourries
TristeS.
Pleure, Ô dame...

Les voix d'une femme
chantent l'hiver fraternel
à l'heure où l'Innocent fait son deuil.
Fragile, pauvre réclame

La couronne d'une femme brisée
Un drame...



Joyeuse Farandole

Général — Posté par Daf @ 23:11


Autour du cercle infernal
les pauvres être dansent
Danse l'éclair ! et mets en transe
le sanglant Pere Hivernal

Les yeux se cherchent et se fondent
Rouges d'une grâce futile
Ils prient leur Pere à la ronde
Croyants d'un jour, dernier exil

La danse de l'envers commence
et l'air pur se noie
sous les poupées de faïence
des cadavres: cendres sans foi

La poussière blanche se leve
A l'horizon le ciel se viole
et les pantins morts se relevent
pour leur marche vers la farandole



Quand les vautours ont vaincu

Général — Posté par Daf @ 23:10

Fatalité , drame, eternité
Les flutes chantent l'amour
et les violons les vautours

Fatalité, pieuse disparité
nos voix font la guerre
et nous enseignent la misere

Fatalité, silencieuse piété
Les aigles crient ensemble
et la Mort future en tremble

Fatalité, lumière,insanité
Les mains allument l'encens
pour que se disperse le sang

Fatalité, pauvre réalité
les sons ivres explosent
c'est l'Union avant la Pause

Fatalité, ultime cessité
les vautours chantenet enfin
et c'est le début du destin

Fatalité, fatalité



Mes écailles.

Général — Posté par Daf @ 23:05

Ecailles rugueuses
fumeuses
les barrieres s'effondrent

Le serpent se faufile dans mon coeur
son écho donne la cadense des ébats
traversant les marées et les pleurs
sa descente se fait longue : que sonne le glas !

sa descente se fait longue, et je le sens
qui rampe froidement, violemment
il arrache des morceaux de mon âme en passant
halte au brouillard, ici, on vit cent ans

Le serpent de ses crocs mordille ma gorge
ma voix vacille, je ne crie pas
Il sourit devant mon silence et forge
les prochaines dalles, supports de ses pas

Il est beau, de cette beauté qui vous brise
vous assemble, vous rompt et vous unit
vous déchire puis vous aime, vous maîtrise
Il est beau sous l'aurore, bel ami

Il se faufile, la douleur rugueuse se convertit
En langoureuse molesse, je tombe de mes bras
heureuse, sa tâche infernale s'épanouit
en ouvrant les failles de mon coeur tombé bas

La bête approche de son but, elle crache son venin
en mon sein. Sa langue s'ascere lentement
La lutte commence entre moi, fade dessein
et cette force sous terraine qui m'a tuée, enfant.



Mes ancêtres, ma descendance

Général — Posté par Daf @ 12:32

Quelques brindilles de paille jonchent encore le sol
Une femme, une forme crue, crie à tous les vents :
"Rentrez, idiots, sangsues, vauriens d'enfants ! "
Elle ne sait peut-être pas qu'on ne brise pas tournesol.

Une cheminée lassée, fumante et désoeuvrée
Crache sur les vautours les relans de sa misère
et les enfants pâlots refusant de rentrer
parlent de filles, de jeux, de chants et de bierres

Le frère, aux bras du déshonneur, se vautre aux cabarets
Oubliant que sous ses ailes, vivent quatre petites âmes
Et la mère, traînant ses pieds, hante les minarets
appelle Dieu le père, lui offrant ses dernières larmes

Ah, déchéance, débauche,pâleur et âge de prière
Ah désunion, fausseté, misère et enchaînement,
Ne voyez-vous donc pas le corps de notre Père
trembler, mais sans attente, fier et grimaçant ?



le dernier soldat

Général — Posté par Daf @ 00:23


L'auréole de la gloire est une hymne à la guerre
Elle n'est que fleur d'épines sur une pâle couronne
et les anneaux du triomphe qui encerclent les meres
brillent sous la victoire et s'eteignent sans automne

Gloire, prestige et victoires : pimpants artifices
Laurier, colombes et armes, prémices de la bataille
Sentiers sineux et clairs, de la Vie au précipices
d'une lutte contre nature, cadavres en éventail

Aujourd'hui , fier et triste , le soldat se reveille
Il s'arme, mais que haine dans ses yeus faux-innocents
Puis il part, sueur et sang, se promettant l'eveil
sa bataille ici s'achève : j'ai gagné ton coeur d'enfant !



Symphonie

Général — Posté par Daf @ 00:02


O symphonie mortelle
déploie tes ailes et enleve moi

Du haut des tours, des fonds et des sommets
Tu guettais l'envolée, impatiente et affolée
Les félins séducteurs défilaient à tes pieds
Mais belle et sanglante, tu attendais la dulcinée

O symphonie mortelle
déploie tes ailes et enleve moi

Les temps et les marées, espaces de ton attente
Le jour de tes rêves, le crépuscule de la tourmente
Tu construisis ta Nature de tes briques lassantes
Aimée et amoureuse, grandissant dans la descente

O symphonie mortelle
déploie tes ailes et enleve moi

Ta cape fievreuse enveloppait tes bras nus
et tu marchais , majestueuse sur les pas de la Venue
Venue, vécue, perdue. Sombre et saugrenue
Tu n'as pas fui l'amour, tu as cultivé le Nu

O symphonie mortelle
déploie tes ailes et enleve moi

Lumineuse, de tes doigts, tu déchiras le temps
et enfilas l'ultime peur, premier tournant
Furieuse, souriante, souffle grimaçant
Tu vins à moi, enfin, et me pris au firmament

O symphonie mortelle
déploie tes ailes et enleve moi



Hymne à mon pays

Général — Posté par Daf @ 01:10

La symphonie des âmes commence
Mon peuple et ma raison entrent en trans
Le sang, sublime, ne tâche plus les seins
Il s'écoule paisiblement et sans entrein

Les cris de la passion fusent alors
"Seigneur, sauvez-nous, Seigneur, notre sort
Est entre vos mains". Mais que faire ?
Que faire quand même la Mort se perd en Enfer ?

Les enfants pleurent , ils ne se vantent plus
Les vents se lèvent, il ne pleuvra plus
Les chars s'enterrent, on ne mourra plus
Les voix s'unissent, on ne chantera plus

Perdue, je regarde les grains de la Folie
germer en moi et me perdre
Me dit-elle que la nuit s'est finie
que le jour enfin se met à naitre

Encore... encore ... mes plaintes percent
le temps ,et les fils tendus entre moi
se déchirent, me sentent et me bercent
L'ombre et la vie se font en moi


Les enfants pleurent , ils ne se vantent plus
Les vents se lèvent, il ne pleuvra plus
Les chars s'enterrent, on ne mourra plus
Les voix s'unissent, on ne chantera plus

Les vierges affolées ont cultivé la compassion
mais leurs images dans la terre ne peuvent peindre
que les douleurs torturées, que la haine d'une nation
d'une nation sordide qu'elles savent enfreindre

De tous les bords, les rivieres naissent
et sèment violemment les germes de l'alegresse
"Vois-tu, Pere Nature, je ne t'entends pas
cours, vole et meurs, je ne te retiens pas "


Les enfants pleurent , ils ne se vantent plus
Les vents se lèvent, il ne pleuvra plus
Les chars s'enterrent, on ne mourra plus
Les voix s'unissent, on ne chantera plus

Mais je veux chanter !! Chanter l'ultime harmonie
Et je veux crier, crier les remous et la pluie
Je veux me perdre, me noyer dans l'air purifié
Et que mes dernieres secondes ne soient pas sanctifiées

Seigneur, cessez le cri de ces enfants
Prenez les de vos ailes, et eteignez leur tourment
Mon cri se perd à l'ombre d'odieux marécages
Seigneur, je suis muette, mais je n'en suis pas moins sage


Les enfants pleurent , ils ne se vantent plus
Les vents se lèvent, il ne pleuvra plus
Les chars s'enterrent, on ne mourra plus
Les voix s'unissent, on ne chantera plus



Ensemble

Général — Posté par Daf @ 00:52


Leurs mains se portent ensemble
Ensemble et divisées
Et le voile de la pudeur
tremble, sans aviser
que la Mort le long des heures
guette les pécheurs
c'est une longue quête qui semble
n'aboutir jamais

Leurs corps s'emmêlent ensemble
et la douleur qui fuse
n'efface pas les regrets qui flambent
sous la violence que diffuse
une vague de larmes arrachées
une vague de doigts relâchés
une vague qui humilie sans tâcher
la pureté d'un esprit surléché

Leurs levres se déchirent ensemble
et la chaleur qui monte
leur rappelle que des eaux, la fonte
n'enleve que la vue et assemble
les morceaux d'une flaque souillée
d'une flaque mouillée
les morceaux qui se ressemblent
et pourtant ... pourtant ils tremblent



Rania ...

Général — Posté par Daf @ 18:35

Du temps où les Rois avaient perdu l'hommage
les enfants ne riaient plus et le temps se faisait sage
la folie emportait aux reines des ancêtres
et les âmes se courbaient comme se brise le bien-être

De ces temps-là , j'ai survécu, rattachée aux éléments
par la grâce toute féline d'un sinueux aimant
et ce souffle qui de sa faiblesse a construit ma vie
m'a offert une histoire au détour de mes envies

Petit rayon sanctifié, ton nom court dans mes veines
Pieuse réplique de mon âme, fragile et grande reine
Tu as couvert les plateaux de tes étangs enneigés
et aujourd'hui ma belle, tu es mon bonheur imagé



D'une esclave à toi

Général — Posté par Daf @ 18:33

D'une fleur naîtra une pétale
D'une pétale naîtra l'union
De l'union naîtra le coeur
d'un coeur naîtra une âme
D'une âme naîtra la fusion
d'une fusion naîtra une larme
d'une larme je naîtrai, eternelle
en ton sein, petite etincelle

De l'etincelle naîtra la lumière
de la lumière naîtra l'illusion
de l'illusion naîtra la paix
de la paix naîtra la passion
de la passion naîtra le repos
du repos naîtra l'attraction
de l'attraction naîtra le bonheur
du bonheur naîtra l'harmonie
de l'harmonie tu naîtras
de toi , je serai née ...



Résurrection

Général — Posté par Daf @ 18:33

Les lambeaux se déchirent : c'est l'aube avant l'heure
Ils me saluent si je fuis, me banissent quand je suis
Tournante, apaisante, violente mais que de fleurs
Que d'êtres lancinants, que de blancheur, ainsi !

Les voiles sur ces fumées ne sont qu'une illusion
Stupides, oscillants : contemplation ou magie ?
Grandeur ... narcissiques les envies de passion
Symphonie eternelle privée d'une morne vie

Je revis : et les lames me découpent les doigts
Mes cils s'éparpillent, le sang rêve de satin
des lendemains au soir, de la veille à l'émoi
Je me brise mais mes mains se lèvent au matin



l'exil

Général — Posté par Daf @ 18:31


Stérile
Les mots à mon arc s'envolent
Mais je ne crierai pas

Fertile
Les ruines dans ses bras s'isolent
Mais je ne fuirai pas

Enfant,
Satan ,
tant de ... temps !
Mais que d'émoi, en moi


Asile
Les feuilles en mon sein s'élèvent
Mais je ne pleure pas

Agile
Mes mains à son cou s'achèvent
Mais je ne souris pas

Libère
l'enfer
saleté de misère
misère mise aux fers
mon frere

Subtile
Mes eaux dans les fonds se répandent
Mais je ne mourrai pas

En files
Mon coeur et soeur Tourmente
Mais je ne pars pas

Lent
l'envers
vers ma mort
Je le sens ! mon sang ... sens !
Mais je ne suis qu'un enfant



Dernière lettre

Général — Posté par Daf @ 22:15

Une chose, encore une,
avant de mourie demain
On m'a toujours murmuré que la haine
n'était que l'enfant de la passion.
Je t'aime, puis-je te detester ?
Puis-je en vouloir à celle qui fait que je peux en vouloir ?
Puis-je renier celle sans qui je ne pourrais pas renier ?

Seigneur, dans mon coeur, tu as creusé l'abri
de mes misères passées,de mon bonheur futur
Seigneur, qui dans notre coeur a planté l'espoir
de nous abandonne pas, car voici l'aurevoir

Cet ange,
cette pensée,
cette douce obcéssion
Ces larmes,
ces sourires,
cette pure passion

Tu es aujourd'hui plus qu'hier tu ne fus
et aujourd'hui tu es moins que dans le futur

Future,
futur et liberté
futur obcédé
futur aliéné
Je ne suis plus.

Pardonne moi de te pardonner
Pardonne moi de ne pas savoir comment exister
Pardonne moi encore, pardonne ma mort
Et crois-moi mon ange, crois-moi

J'en veux à la nature qui m'a nourrie en sa négation
J'en veux à la terre qui a accueilli mon implosion
J'en veux à moi-même qui vis, et meurs à répétition

Sans hésitation, sans libération
Sans moi... mais avec toi
Je t'aime, ne m'en veux pas

Une chose, encore une,
avant de mourie demain
On m'a toujours murmuré que la haine
n'était que l'enfant de la passion.
Je t'aime, puis-je te detester ?
Puis-je en vouloir à celle qui fait que je peux en vouloir ?
Puis-je renier celle sans qui je ne pourrais pas renier ?

Seigneur, dans mon coeur, tu as creusé l'abri
de mes misères passées,de mon bonheur futur
Seigneur, qui dans notre coeur a planté l'espoir
de nous abandonne pas, car voici l'aurevoir

Cet ange,
cette pensée,
cette douce obcéssion
Ces larmes,
ces sourires,
cette pure passion

Tu es aujourd'hui plus qu'hier tu ne fus
et aujourd'hui tu es moins que dans le futur

Future,
futur et liberté
futur obcédé
futur aliéné
Je ne suis plus.

Pardonne moi de te pardonner
Pardonne moi de ne pas savoir comment exister
Pardonne moi encore, pardonne ma mort
Et crois-moi mon ange, crois-moi

J'en veux à la nature qui m'a nourrie en sa négation
J'en veux à la terre qui a accueilli mon implosion
J'en veux à moi-même qui vis, et meurs à répétition

Sans hésitation, sans libération
Sans moi... mais avec toi
Je t'aime, ne m'en veux pas



Revolution, génération

Général — Posté par Daf @ 21:28

La révolution pacifique aujourd'hui se déchaîne
Hordes sanguinaires armées de leur haine
Le noir sexuel tâche l'armure adulée
et c'est le trimphe matinal du sang coagulé

La révolution manuelle de nos pères s'achève
l'enfanticide parrain regne sur les gleves
Nos mains, levées d'argent, percent les visages
sous les larmes d'enfants morts sans image

La révolution de nos âmes éclaire nos tournants
Elle tourbillonne, fatale, présages indulgents
Sur les petites vies amoureuses qui des mains d'enfant
se sont étranglées, sous les ronflements du vent



Quarante neuf baisers

Général — Posté par Daf @ 21:21

L'histoire d'une vie euphorique défile
et file en ses profondeurs la réponse
Répond-elle à l'amour que celui-ci l'enchaîne
De ces chaînes légères qu'on appelle liberté.
La liberté est l'histoire de ceux qui ne croient pas
et qui, pas à pas, traversent le desert.
Desert refroidi par un souffle de fierté,
crois-tu en l'amour ou en la folie de la guerre ?
Guerrière essouflée, guerrière rescapée
Rescapée du paradis et de l'abri de l'oubli
Oubliera-t-on l'histoire quand elle sera finie ?

Finie... elle est née et la poussière épanouie
Epanouit ses ailes dans le coeur de la nuit
Nuit-elle à ses aïeux qu'on ne voit plus enfin
que la fin dès le début et le début de l'agonie


Agonie... Elle n'est plus. Elle ne fut jamais
Jamais la grande histoire ne s'est pliée au désirs
A mes desirs, à mes caprices puis à mes envies.
De ces envies perpetuelles, ce matin je mourrai
Morte mais heureuse de quarante neuf baisers.



...

Général — Posté par Daf @ 21:02

Les mots coulent d'eux-memes et mon regard se brouille
où suis-je ? Je ne sais plus ....
Faut il que mon amour se souille ?

Non mon amour! Non !
A genoux, relevant mon front vers toi
je te dédie les diadémes comme hier les ROis
et aujourd'hui mon affront ... c'est toi

Printemps et hivers. Neuf sources ont coulé
et toi, belle entre les illuminées
toi.. tu t'offris à moi, lorsque la nature
découvrit de son souffle la splendeur de l'allure

Dans une ruelle lointaine, je me suis aventurée
à chercher.
L'avenir se joignit à la peine et me montrèrent l'alliance
entre le mal, l'ultime joie, et la naissance...
Je n'ai pas cherché... et tu existais

Au détour du passé
Quelques faibles palabres m'ont enfin enseigné
que ton coeur sobre s'etait mis à peine
Je m'envolai alors vers où je crus pouvoir reigner
Mais peut on reigner vraiment sur soi meme ?



Mon amie

Général — Posté par Daf @ 21:02

Misère, mon amie
Je t'en prie, laisse moi
Je ne peux plus attendre tes duels
et mes emois
Misère, mon amie
N'écoute plus l'appel
de ton tendre égo aux levres vermeilles

Misère mon enfant
Pénètre mon firmament
Et lis en lui comme on lit en mourrant
Misère, mon enfant,
vole mais reste la
et que nos pas unis tracent l'Océan

Misère, ma foi
Que fais-tu? Où es-tu ?
Pourquoi t'es tu enfuie? Pourquoi !
Pourquoi moi ?
Misère, ma foi
Marie-toi enfin
et que l'amour gracieux nous séparent en ses lois



Une Ombre

Général — Posté par Daf @ 23:17

Une ombre , une poussière, une nuée de souffrance
des ruisseaux de sang et de larmes qui refusent de couler
Une colline de pensées qui s'écroule en silence
Tout une ère de douleur qui ne sait plus où aller

Ces arbres ployés par des vents noirs de méfiance
Ces lumières oubliées ne sachant plus éclairer
Ces longs moments de solitude, de doute et d'errance
Où tout se lie, tout se brise, à coups de dagues acérées

La douleur sculpte l'âme et en cultive la démence
Elle brise, assemble d'une caresse furtive et élancée
Elle hurle au fond du coeur, délirant de jouissance
Banissant la couleur d'un être longtemps éclairé

Sur ce chemin désormais sombre je me suis allongée
J'ai fermé les yeux, la Soufrance m'a bercée
Dans ses bras fatigués; elle m'a murmuré
Des douces paroles d'hiver, des douces paroles d'été



L'encens

Général — Posté par Daf @ 16:20


Ses yeux aux reflets sombres me regardent et me disent
Que jamais l'aube d'automne en mon coeur ne s'eternise
Ils ont de ces mots qui d'un souffle vous étalent
Les pires délires d'un jour, les cruels amours du mal
Ils me regardent et me noient;je meurs, rendant les armes

L'eau, divine, en éclaire jusqu'aux contours
Et mes mains s'y portent, abusant d'odieux détours
Misère, que fais tu? Je me meurs, et de tes doigts
J'oublie la flamme pure qui en mon âme, brule sa foi

L'encens de ce regard m'emporte, et à ses pieds
Je me livre toute entière, lumineuse et estropiée
Pâles yeux qui en mon coeur ont construit l'edifice
Priez pour mon malheur, je ne fus qu'un artifice



La Vérité

Général — Posté par Daf @ 14:12

Au loin flotte l'épave
et je ne la sens pas
Ce n'est qu'une belle entrave
à mes furies, à mes pas ...

Mais qu'est-elle ? qu'est-ce ?
Quelle brise la pousse, enfin ?
N'est-elle pas cette allegresse
que j'attends des confins ?

Elle file et sous elle
l'eau ruisselle et vit
Et je pourrais faire d'elle
l'image de mes envies

Paradis lointain suprême
Invisible à nos yeux
Tu n'apparais à nos dilemmes
que purgé et amoureux

Ô muse de mon passé
reviens et que ton vin
soit la naissance trépâssée
de mes entrailles, de mon sein

Au loin coule l'épave
et demain je la verrai
Elle est de ces voyages
que me loue la Vérité



Petit ange

Général — Posté par Daf @ 14:11

Petit rayon se promène. Heureux dans l'écume de la vie. Une vie qui se démène.
Fuite, sacrée, anges qui se superposent. Sourds d'ennui et de révolte contre la chaleur d'une osmose. Une cours effrénée d'ailes blessées, d'ailes voilées, d'ailes crispées. Les anges s'écoulent craintivement devant le petir rayon qui s'ennuie.
Pieuse mélancolie...
Il pleut, c'est la nuit.
Les poussières ouvrent les portes d'un inconnu, d'un infini, d'un chaos, d'une paralysie. L'ange est mort !
Il pleut, c'est la nuit. Petit rayon tombe de vie, il pleure il sourit. Il pleut, est-ce la nuit ?
Petit rayon revit de ses cendres, tâchant la neige argentée. Union fatale et délicieuse d'une pêche et d'un laurier. Le ciel s'éteint, et dès lors, petit rayon sourit.
Les anges encore s'endorment. Il pleut, est-ce la nuit ? La chaleur se déchaîne,affolée, étranglée, elle déborde,brisant les chaînes de son univers réduit. Reveillez-vous crie-t-elle.
Silence.
Silence mortel.
Il pleut, est-ce la nuit ?
Petit rayon s'installe entre le soleil et l'horizon, l'union sacrée du laurier, paralysée se rompt.
Les anges, peu à peu se dénudent , perdent leur impunité. Cendres et poussières,poussières et cendres, la chaleur revit.
Petit rayon cherche l'espoir dans l'échos agonisant. Monstrueuse, belle, libre d'envie, la chaleur accable l'ange de sa souveraine envie. L'ange, encore a peur, sur les cendres de ses frères, et petit rayon se promène, plongé dans la mer, plongé dans l'écume, écume rouge et grise, rouge de cendres, grise de sang.
Il pleut, c'est la nuit.
Petit rayon alors descend de son trône, et d'un geste accablant, il délivre l'aumône. Tout se meurt, tout se vit. L'ange, solitaire, nu, affronte son regard, et dédaignant la guerre, il accueille l'abbatoire.
Adieu enfant, adieu bonheur, adieu innoncents aux âmes d'argent.
L'air est déchiré.
Un cri, sourd. sourd de vie.
Au loin se dresse la Mort, reine du paradis, elle soulève l'ange et s'enfuit trainant ses pas maudits.
Petit rayon qui sourit.
Il pleut... ce fut la nuit .



When

Général — Posté par Daf @ 14:11


When the sun, deeply queen, begins letting you down
You just can fall alone and drown
From the high moutain to their empty crown
Light's becoming dark and red's turning brown

When the death comes to you and makes you her son
You just link between after and before you're gone
After it was an agony, a tear, an apology
Before, flowers were black, sweet, empty



Qui ?

Général — Posté par Daf @ 14:10

Qui, entre tous, n'a jamais en son fort
souhaité la naissance d'un illustre sort
écrasant de son ombre les cruels reflets
d'une mort qui s'échappe et fuit ... effrayée. ?

Qui, entre poussières, n'a jamais soupiré
Face à la longue venue d'une lutte aspirée
agonie qui se brise, quand vient à l'esprit
le miracle abîmé d'une lueur qui sourit

Qui, entre lumières, n'a jamais espéré
la défaite d'un soleil aux couleurs adorées
courant, affolée, suppliant, unique
voleur innocent aux soupirs angéliques

QUi, encore, n'a jamais allumé
les flammes inspirées, claires, illuminées
encerclant le cercueil eternel et profond
d'un cadavre oublié, qui dès lors se morfond

Qui, entre cieux, n'a jamais façonné
les contours d'une faux aux autours malmenés
hurlant aux étoiles un malêtre lumineux
d'un espoir sacro-saint, d'un déchirant adieu



Je te hais

Général — Posté par Daf @ 14:10

Je t'aime
Une goutte de sang dans un trou noir
une lueur éteinte sur mes pieux déboirs
un cri étouffé dans la clarté du soir
un pâle horizon, vengeur illusoire

Je t'aime
Une folie éclairée sous un torrent blessé
Un espoir adulé quand la mort s'est lassée
un echos qui défile sur ce coeur effacé
un corps échoué et deux âmes enlassées

Je t'aime
douce offrande, etreinte envoutante
et mes yeux et mes âmes et mon corps... et toi
et le vent et le sang et le bonheur... et moi



Ils me haïssent

Général — Posté par Daf @ 14:09

La haine ravage mon coeur
Appelant tendrement son âme soeur
Elle avance,rampe conquiert
Les tristes vestiges d'une âme entiere

C'est dans le sang et les larmes
Que lentement elle attise la flamme
Une flamme assoifée, affamée
De drames et de lumières décimées

L'ombre est infinie
La lumière est morte
Je revais d'une agonie
La haine n'en est que plus forte

Je hais jusqu'à ma haine
Je hais jusqu'à leur peine
Je hais cette tombe malsaine
Je hais les autres et moi-même



Liberté

Général — Posté par Daf @ 14:08


Liberté, folle liberté, tu cours sur les voies uniques de ton passé, sans te retourner, sans être terrifiée. terrifiée par les remous d'une mer agitée, d'une haine agitée, d'un tout agité

Liberté, aimante liberté. Tu fuis les sentiers, tu lis l'Adulé puis violant le Sacré, tu sombre, tu cries, tu te nuis... ephèmere infini.

Liberté, pieuse liberté, tu lies tes poings imagés d'invisibles scellés.Enchaînée, pathetique et enchaînée. Où sont donc passés ta foi et ton passé ?

Liberté, fuyante liberté. Tu souris et découvres une noire pureté, une alliance entre la fin et l'inachevé. Libre, libre liberté, vole aux dessus de ceux qui t'ont aimée.

Liberté, claire liberté. Aime-moi, sauve-moi, je t'apporte les déchirures de mon néant,de mon tout, de mon moi...

Mais, ô folle liberté
aimante liberté
pieuse liberté
fuyante liberté
claire liberté
es-tu libre enfin ? suis-je libre ?



Combats

Général — Posté par Daf @ 14:05


Etrange délice, contemple mon image
qui se meut, ephèmere, à tes pieds enlassée
Prends la lueur effacée qui fait de ton mirage
Un asile inestimable pour mon âme exilée

Fuis le vent qui te suit, ambititieux et courroné
et vole, telle l'étoile à la lumière oubliée
Martyr d'une gloire que je n'ai su abandonner
Reigne sur cette plaine que je t'offre poings liés

Respire les douces senteurs s'exhalant de la nuit
Afin qu'heureuses et cruelles, elles impregnent ton exil
Détourne tes regards du dégel épanoui
quand mon esprit s'élance enfin, de sa puissance fragile

Et combats de tes mains, de ton sang, de tes larmes
Combats la lune attristée et la fuite angélique
Combats, et que ta foi soit le fruit de ton arme
Combats pour ce repos aux attraits utopiques



Un rêve

Général — Posté par Daf @ 14:04
Un rêve, médiocre, sublime. Un rêve, ce fut juste un rêve.
Rêve d'amants s'enlaçant dans l'ombre du desespoir, rêve d'une fuite glacée vers le refuge du noir.
Noir désir, noire erreur. Le rêve ne fut que rêve et la vie l'emporta.
Agonie attendue, prévue, préparée, poussières qui s'éparpillent aux quatre coins d'une lumière.
Fuite, fuite sanglante, hurlement, une place est retenue, vacante. Tout se lie, tout s'enfuit. et le rêve ?? Pauvre maudit !
Une porte s'ouvre. Grincement d'une douceur de larme, d'une douceur volcanique. Il fait noir, il fait chaud.
Avancer à tâtons, aveuglé par le trait de l'invisible. De l'inconnu qui se brise, de l'inconnu qui agonise, de l'inconnu qui n'utilise... que le desespoir comme support à l'angoisse.
Angoisse, douce angoisse, amie du rêve, amie de la trêve, ennemie pourtant,ennemie de la fuite aux griffes d'argent.
Et le rêve , affaibli, traîne ses étoiles, ses pauvres étoiles, ses belles étoiles. Il traîne enchaîne , déchaîne, amène l'amour à la mort, la mort à la vie, la vie à la peur.
Peur, encore peur, oeur de la noirceur indélibile qui glace le sang et rechauffe l'essence vital.
Mais il avance le rêveur, rêveur rêvé, il rêve... rêve d'une trêve, trêve triviale. ENcore une fois ce n'était qu'un rêve, qu'un stupide et agonisant rêve.
Désormais, les portes s'ouvrent, lumineuses,sombres, tenebreuses d'espoir. Une vision de l'enfer quand le paradis n'adhère... qu'aux parvenus maudits, qu'aux misérables taudis.
Pause.
Silence.
Bruit fracassant.
Le rêve est mort. L'enfer, astre clément, bruit du firmament, eternellement confiant. L'enfer encore, a eu raison du vent...
Fin de la trêve... fin du rêve.

Protège-moi

Général — Posté par Daf @ 13:45
A la lumière de tes mensonges j'ai construit ma destinée
Destinée à regner, je n'ai appris à culminer
Que culminante et enterrée, aimante et alterrée
Alterrée fut la vie à l'annonce de ton sort
Quand sortie de tes méandres, tu as ouvert à la mort
Morte en ta vie, morte en toi, morte dans la nuit
Nuit éclairée par ton aura, par ton infini
Infinité d'étoiles dans tes yeux, infinité de cendres dans les miens
Mienne, et ô combien belle, en mon sein protegée
Protège-moi, fuyante, mais ne me dessers jamais
Dessers les chemins qui menaient à ton âme hier
Et qu'hier soit le dernier, comme tu fus la première
Première lumière, première envie, première magie
Magicienne de ma foi, magicienne de mon roi
ce Roi, esclave de tes désirs, prince de mon désarroi
Désarroi fatal, aujourd'hui je te hais et demain
Deux mains amoureuses achéveront ton destin

Etouffée

Général — Posté par Daf @ 13:44

Etouffée, etranglée par des napes sombres
sombres veines ailées
dans les catacombes
JE penètre dans le flot, flot passif et meurtrier
limité en terreur
que de sang gaspillé !
L'horreur plane et déchire l'aube, noir pluie
plui nacrée dans ses humeurs
fuite d'ange affolés
Immondices coupables, innocents purifiés
purs, mais dans le mal
libres de leurs mots tuméfiés
Mille cris dans l'ombre ont poussé l'agonie
jusqu'à vivre horrifié
sans mourir dans l'harmonie
L'appel a disparu, innocence ensanglantée
par des larmes jumelles
complices mortes écartelées



Dans l'amour et la vie

Général — Posté par Daf @ 13:44

Tes reves bleus...Et la pluie
La froideur de mes yeux...Qui te fuient
Ton aube naissante...Dans la nuit
Mes larmes aimantes...Qui te sourient


Ton aube pâle...Qui naquit
De mes secrets dédales...A l'agonie
Ton mal inconnu...Et ses envies
Les profondeurs nues...De ma vie


Tes mots parsemés...Luttant contre l'ennui
Mes silences déclamés...Dans l'amour et la nuit



reflexion entre lui et moi-même

Général — Posté par Daf @ 13:43

Brisé
Il se relève, perdu dans le noir
Se laissant aller au bonheur illusoire
Cerné
Il tombe, louant l'extase infinie
Des quelques douleurs qu'on appelle une vie
Delaissé
Il pleure, mais ses larmes obstinées
Se glacent, frêle rosée satinée
Maudit
Il se brise et ses éclats enlassés
se fondent, unis d'une solitude effacée
Ennemi
de lui même, en son âme perdu
qui a trahi le secret du bonheur défendu ?

Est-ce nuit de tant de reves ?
Ou jour qui se relève ?
Ou jardins de tant d'espoir, ne sachant briser mes supremes soirs ?



SMR

Général — Posté par Daf @ 13:40
Un soupir
Le vent déclame et se déchaîne au plus profond d'une passion infinie
Comme si les caresses d'un horizon fictif ne pouvait combler le vide
Le vide infini d'une passion qui soupire
Un sourire
Et le silence se met à nu devant les cris d'un coeur qui s'ennuie
Criant nuit et jour, jour et nuit
Nu dans les méandres inconnues d'un coeur, un coeur qui sourit
S'enfuire quand une vague mélancolique se fond dans un abîme
Un abîme sombre et profond quand la nuit décline
Un abîme dont le fond lentement croît au rythme obcédant d'un soleil qui se noie
Mourire
Dans l'ombre claire d'une lumière errante sur les voies insondées d'une croyance
Croyance en une terre qui ne connaît que la vie, le silence
Mourire, nu de démence, sous l'ombre d'un soupir
Un soupir dénudé qu commence à sourire

Réponds-moi

Général — Posté par Daf @ 13:36

Seule, dans l'immensité grise où l'eternité est un soir
Où les senteurs claires palissent, et les couleurs se melent
Seule, le regard perdu dans ce vague lointain si noir
Qui envoute et rejette sur ses terres immaterielles

J'ai peur et seule une obscure obcession me répond
Et son echo pourtant si faible violemment jailit
J'ai peur de cette nuit qui me brûle au plus profond
Ne levant son voile que quand l'espoir est tarri

Mes larmes brisent l'écho d'un silence illusoire
Dont le pâle reflet n'est qu'ombres et déboires
Mes larmes heurtent les vagues de cet océan noir
Que longtemps je n'ai que contemplé,vain miroir



Le doux laurier

Général — Posté par Daf @ 13:35

Le doux laurier se penche, innocent de clémence
de son souffle il m'eveille, et la vie qui s'élance
me heurte, mais en douceur ma lumière jaillit
dans l'échos d'une fleur aux pétales tarries

Le doux laurier murmure à mes sens ébahis
qu'il fut un jour tendre où la lumière a souri
mais que ce jour est mort, noyé sous le poids
des fragments solitaires d'une délicate foi

Le doux laurier sourit et ses branches enlacées
me caressent et effacent mon sourir enchaîné
elles me disent qu'à présent la nuit sera ma mère
et que dans mon aigre château, j'oublierai l'ephemère

Le doux laurier aiguise ma torturée passion
qui déchire mon espoir et détruit mon union
il se penche encore sur moi, et je ne le vois pas
"dors mon enfant, dit-il, entends ma voix"

Le dous laurier est mort maintenant
et j'ai suivi son chant
le sommeil m'a conquise lentement
ce fut le plus offrant ...



Mortelle

Général — Posté par Daf @ 13:34

J'ai attendu, mortelle, que la pénombre soit haute
sous la lueur délicate d'une mort sensuelle
et les cendres d'une vie ont recouvert mes fautes
Folle envie d'amour dans l'amante cruelle

J'ai attendu, en vain, que les mots se déchaînent
Danse de fleurs, danse divine, danse glacée
Sous les vents et cieux, et l'allure de la Haine
L'amante empressée a perdu l'Effacée

J'ai attendu l'Adieu et l'attrait du sacré
et mon coeur a violé les monts et les sommets
l'amoureuse souffante d'une peine nacrée
a libéré le Mal, a enlacé l'Aimé

J'ai attendu l'espoir d'une vengeance criée
Hurlée, pénétrante, voilée, aimante
Volupteuse, à nue, j'ai aimé l'Effrayé
et l'humeur caressante m'a baignée de tourmente



Décadence

Général — Posté par Daf @ 13:33

la sphère noire de ma douleur renaît de ses cendres
cendres bleues de jouissance dans ses claires méandres
l'eau transparente me lave du pêché noir eternel
consumé par la chute lente de son ciel

sombre démence m'emportant loin de la haine suprême
suprême terreur, suprême espoir, le bien dans la Haine
une course effrénée pour l'amour de la mort
expiant soufle et sang, dans les dédales de mon sort

et la nuit m'appelle, écume pâle d'un pieux soleil
crie sa rage, aveuglée, attendant le dernier eveil
eveil en ma démence, eveil en ma souffrance
et c'est l'apogée sublime de ma longue décadence



Larmes, mes larmes

Général — Posté par Daf @ 13:32

Larmes d'automne ...
pleure, mon coeur pleure
Fais de ton cerceuil un délicat bonheur
et pleure mon coeur, aime la pluie amer
Ruisselant de tes yeux, appel éphèmère

Larmes d"été ...
crie mon coeur, crie
Libère tes forces et aime tes ennemis
et crie mon coeur, dévoile ton secret destin
qui meurt doucement quand naît le matin

Larmes de printemps ...
fuis mon coeur fuis
Fuis les remous paisibles d'une belle agonie
et fuis mon coeur, sombre pas à pas dans l'oubli
des champs nuptiaux fatals à l'enfer évanoui

Larmes d'automne ...
meurs mon coeur, meurs
Salue les Anciens, et quitte le labeur
Et meurs mon coeur, rejoins les enfants de mon âme
et dis leur qu'avec toi, je leur envoie mes larmes...



Lettre à une rose

Général — Posté par Daf @ 13:31

C'est enterrée sous ton ombre qu'aujourd'hui je t'envoie
les reflets glacés de mon secret émoi
C'est couchée sous ta haine que demain je t'offrirai
mille pétales de roses, mille pétales dorées
Je n'ai jamais daigné ouvrir mes dédales
aux cruels fossés dont tu as fait ton Graal
Et les couleurs amoureuses n'ont tenu qu'à moi
Elles n'ont tenu qu'à toi agonisante en tes lois.

Ma foi hier se dressait , arrogante et altière
Aujourd'hui elle se courbe, image funéraire
Ô ma rose brûlante, ne vois-tu pas soudain
que l'Enfer n'attend plus que l'éclat de ma fin ?

Je t'ai ouvert l'inachevé, je t'ai fermée la voie
j'ai permis à ma lumière d'éteindre ta foi
et le souffle sublime d'un horizon marin
a emporté l'aurore, la mort, le serein
je t'ai ouvert ma tombe, ô ma rose ensablée
j'ai laissé l'adulé écrasé à tes pieds

Ô ma rose endiablée, Ô ma rose nouvelle
je n'ai aimé que toi et j'ai perdu mon aile

J'ai suivi le chemin qu'odieuse tu me montrais
j'ai marché courbée par le vent de tes marrées
Je t'aime et mon amour m'a enchaînée sans fins
aux envols royaux qui ont achevé les miens

Blême, essouflée, livide mais libre, encore
J'ai déposé à tes pieds les semances du décor
Redressant ton voile, tu t'es mise à chanter
Mélodie venimeuse sur mes lèvres éclatées

Je t'aime Ô ma rose, ô mon moi, ô toi ...
je t'aime et je m'essouffle, mais tu ne m'entends pas
Ô ma rose royale, ô ma rose affairée
je suis morte pour toi et tu m'as enterrée
Sans linceul, sans amour, sans même un voile
nue, affaiblie, vivant piédestal
Déchirant les tissus qui m'avaient enveloppée
Tu as enfoui mon coeur, délicieusement nappée

Ô ma rose amoureuse ... Ô ma rose tenebreuse ...



Dernier automne

Général — Posté par Daf @ 13:31

Les ames tombent et le vent qui s'écroule
emporte la pureté en torrents empressés
et les flots et la vie et le temps déroulent
les pages et les mots de l'horreur opressée

Un arc, du feu, une fausse couleur de miel
transpercent les failles d'un corps tombé trop tôt
les poussières passent et la pluie etincelle
flamme sulfureuse descendue vers le haut

Une chute,le chaos, une lumière, le néant
Les vagues lassantes s'échouent dignement
mais des rives du mal aux remords de l'océan
les fleurs d'automne s'éteignent lentement.



Chute libre

Général — Posté par Daf @ 13:29

Je saute
chute libre
mes yeux se ferment, la pensée ivre

Je ne sens plus que l'ancêtre de la pluie
sur mes joues humides
fétide
mon âme, hybride

Tu planes
invisible
prévisible
mon amour, illisible

Je me brûle
dans tes larmes
et me noie sous ta lourde flamme

Je me plie,
fragile, à tes pieds,
mon idylle

Je me froisse
feuille morte
et je me maudis, encore plus forte

Je chute,
saut libre
et tes angles me percutent

Je tombe, et pres de moi
Tu souris... c'est moi



Pardonne-moi

Général — Posté par Daf @ 13:28


Brûle la, amie, brûle la
N'écoute pas les cieux, et prie ici bas
Brûle la, amie, échappe-toi
Fais de ta colère l'ultime débat

Affaiblis-toi, amie, affaiblis-toi
Nourris la flamme de tes secrets ébats
Affaiblis-toi amie, mais ne faiblis pas
Car voici la fournaise, et me voila

Libére-toi amie, libère-toi
Oublie que l'Histoire ne t'oublie pas
Libére-toi, amie, libére-moi
et surtout, en ton nom, pardonne-moi..



Félicitation!

Général — Posté par Daf @ 13:25
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